« Fascinée par ce clair-obscur qui faisait d’elle le centre de tous nos regards, nous reléguant frère et sœur dans l’ombre, j’ai désiré être comédienne. J’ai plus tard réalisé que sur toutes les scènes où je m’étais produite, elle m’avait accompagnée, secrètement. Je l’avais portée dans les coulisses. Elle avait visité tous les personnages par moi inventés. Partout et toujours, elle s’était accrochée à moi, comme mon double. Paradoxalement, je comprends aujourd’hui que je n’ai pu jouer Racine, Tchekhov, Shakespeare, qu’en oubliant cette autre semblable ; car, au théâtre, on se doit à l’éloquence, ce que précisément Patricia n’a pas. Cette quête d’une langue maîtrisée, à la fois instrumentale et poétique, a fait de moi une amoureuse des mots. » M.T.
Détails du livre
-
Éditeur
-
Texte original
Oui -
Langue
Français -
Langue d'origine
Français -
Date de publication
-
Nombre de pages
94 -
Auteur de la préface
-
Thème