Un pas, encore un pas... pour survivre : de leur longue marche, ils ne veulent conserver que le souvenir pour en transmettre le témoignage Kommando de Buchenwald, 17 août 1944-8 mai 1945

Un pas, encore un pas... pour survivre : de leur longue marche, ils ne veulent conserver que le souvenir pour en transmettre le témoignage

Kommando de Buchenwald, 17 août 1944-8 mai 1945

Enfin ils parlent… Ils narrent avec des mots simples, des mots de tous les jours, ce que fut cette longue route qui les mena de la Résistance à la frontière Tchèque. Ce sont, après leur arrestation, les interrogatoires par la Gestapo et les supplices endurés, leur internement dans des cellules parfois immondes et enfin leur « transport » dans des conditions inhumaines au camp de Buchenwald. Leur vie de concentrationnaire se poursuit alors à Stassfurt dans les mines de sel, où ils travaillent 12 heures par jour ou par nuit. Enfin, ce fut l’évacuation, point d’orgue de leurs souffrances, par une marche de la mort, au cours de laquelle ils ont vécu l’indicible, l’indescriptible. « Un pas, encore un pas… » Ces mots se heurtaient sans cesse dans leur tête, lancinants, alors qu’ils travaillaient dans des mines infâmes ou qu’ils marchaient pieds nus, revêtus d’un pyjama rayé, dans le froid, la neige, sur un sol défoncé et sous les coups de leurs gardiens. Chaque pas était une seconde de gagnée sur la mort qui les guettait à chaque pas. Le fils de l’un de ceux qui sont morts là-bas dans des conditions horribles, leur a dit un jour : « Et si vous racontiez votre histoire ? » Ils se sont alors mis au travail, écrivant ces souvenirs qu’ils se racontaient depuis tant d’années ou les enregistrant sur des cassettes. Certains ont ressorti les notes écrites à la dérobée, presque jour par jour… Ils l’ont fait avec beaucoup de retenue et de pudeur, mais avec une vérité criante. De peur qu’on ne les taxe d’exagération, ils ont même mis sur pied une commission qui ne devait pas hésiter à écarter les textes leur paraissant inexacts ou exagérés. Cela ne s’est pas produit… Mais comment pourrait-on exagérer ce qui est déjà, par nature… exagéré ?

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